
Le paradoxe méconnu de l’histoire, c’est de constituer un espace où le récit de l’action agit sur l’action même. Et en change la face. Dans l’entre-deux-guerres, les « récits idéologiques » de l’extrême droite italienne et allemande racontent l'histoire sur la base de certains termes : le Stato totalitario et le totale Staat. Discours qui s’articulent de façon matérielle, dans les contextes de crise les plus graves pour l’économie mondiale. Les topographies de ces narrations actives dessinent l’esquisse d’une topologie. Elle fait apparaître « les transformations qui opèrent sous le couvert du jargon » (Rauschning). Celles-ci se mettent en mains les formules du pouvoir. Ce qui est en jeu : la mise en acceptabilité du nazisme – ou d’autres secousses redoutables dans l’histoire et son « roman criminel ».
"Première étude approfondie du discours politique propre au nazisme. Épopée fascinante de la sémantique historique. L'économie des mots n'est plus séparée de l'économie des choses. Chacun apprend, ou refuse d'apprendre, crue de simples mots peuvent tuer." Le Monde
"La naissance du nazisme, étudiée à travers son langage. Un ouvrage monumental, écrit par un linguiste qui serait sociologue et un poète qui serait historien." Le Nouvel Observateur
"Sortir l'archive dans le mouvement même de sa formation, comme un discours se mêlant au mouvement même..., c'est la ligne de ce que Faye a fait." Michel Foucault
"Un des livres majeurs du vingtième siècle." François Mitterrand